Actualité

Louer ou échanger sa maison, that is the question

Le 18 mai 2016 à 11:45

Au début de leur existence, les premiers sites d’échange de maison proposaient deux formules à leurs adhérents, soit échanger leur maison, soit la louer. Parallèlement le net a vu se développer des sites de location par petites annonces comme Craigs list, de manière exponentielle et désordonnée.

Face à l’avènement d’Airbnb qui en 2008 a révolutionné la location entre particuliers, les sites d’échange de maison se sont modernisés et recentrés sur leur vocation première, l’échange. Le nombre d’échangeurs a continué à croître, mais certains d’entre eux sont passés à la location. Le mouvement pourrait bien s’inverser dans quelque temps.

hqdefault

La plateforme américaine qui permet en quelques clics à tout un chacun de de s’improviser auto-entrepreneur en louant son domicile, commence à être victime de son engouement. Avec 17 millions d’utilisateurs et 1,5 millions d’annonces dans le monde, ce nouveau modèle économique ne fait pas que des heureux : entre les hôteliers privés de clientèle et l’État amputé de ressources fiscales, le succès commercial d’Airbnb se traduit par un manque à gagner indéniable pour l’économie locale. Sans compter la grogne des voisins, jaloux ou agacés. Tout concourt à ce que les États imposent de plus en plus de contraintes à Airbnb, qui les répercute naturellement sur… ses utilisateurs.

En plus des 6 à 12% ponctionnés sur les transactions de la plateforme américaine au titre des frais de service, les personnes qui louent leur logement via Airbnb doivent désormais s’affranchir d’une taxe de séjour au même titre que les professionnels du tourisme. Finie la tolérance qui en France permettait de louer sa résidence principale jusqu’à 120 jours par an sans avoir à en référer au fisc. À partir de 2016, les bénéfices issus des locations Airbnb s’ajouteront aux revenus. Les loueurs occasionnels se verront désormais traqués par le fisc au même titre que les propriétaires des 25 à 30000 logements transformés en meublés touristiques à plein temps. La ville de Paris ira-t-elle aussi loin que celle de Berlin qui depuis le 1er mai interdit tout bonnement la location d’appartement via Airbnb ? Une infraction passible d’une amende de 100.000 euros. À New York quelques 2.000 meublés ont déjà été retirés de la plateforme de location.

Des sanctions justifiées pour ceux qui abusent du système, cependant bien sévères pour ceux qui se bornent à louer de temps à autre leur résidence principale pour mettre “du beurre dans les épinards”, ou pouvoir s’offrir des vacances. Toujours est-il que l’étau se resserre sur Airbnb et ses hôtes. Un amendement voté à l’Assemblée nationale stipule qu’il n’est maintenant plus possible aux locataires de louer leur appartement sans autorisation explicite du propriétaire.

Assemblée nationale

Assemblée nationale

Tandis que les régulations visant la location sont de plus en plus contraignantes, l’échange de maison, tire avantageusement son épingle du jeu. Il échappe à toute entrave pour la bonne et simple raison qu’il n’implique pas de relation pécuniaires entre les parties. Ainsi on peut tout à fait troquer son lieu de vie en étant locataire (il ne s’agit pas de sous-location) ; et cela en toute sécurité. Comme le souligne un article de Paris Match, les personnes séjournant à titre d'”invité”, contrairement à la location, dans l’échange, aucune assurance supplémentaire n’est requise. L’assurance habitation de celui qui prête son logement fonctionne (vol, incendie, dégât des eaux) comme s’il s’agissait de lui-même. L’échange ne génère pas non plus de taxes de séjour ni d’impôts. À cela il convient d’ajouter que le principe de réciprocité – central dans l’échange – va en général de paire avec un état d’esprit emprûnt de respect, de tolérance partagé par la communauté des membres d’un site. Il n’est pas rare que les échanges incluent aussi femmes de ménages, animaux (pas encore les conjoints et les enfants !) et souvent les voitures. Quelle économie par rapport à une location de véhicule !

Sans compter le confort de se retrouver dans une maison “habitée”, avec souvent une cuisine bien équipée qui permet de vraiment cuisiner comme chez soi, et d’économiser aussi sur les restaurants, comme le souligne un rapport de l’université de Bergame (étude réalisée en 2013). Ah le bonheur de ne pas avoir à transporter les jouets des enfants quand il y en a sur place ! On peut également demander à son échangeur de par exemple arroser le jardin, brosser le chat, échanger ses bonnes adresses, le médecin à contacter, le téléphone d’un ami au cas où… relever le courrier ; rien de tel qu’une boîte aux lettres pleine pour attirer les cambrioleurs en quête d’effraction pendant les vacances ; les échanges de maison, il faut le souligner, représentent aussi une formidable assurance contre les cambriolages.

Bref dans un univers globalisé où l’argent et l’intérêt sont rois et la gratuité de plus en plus rare, l’échange de maison, qui place l’humain et le partage au coeur de la relation, a encore de beaux jours devant lui.

Catherine Monroy
http://www.catherinemonroy.com/

 

Echanger sa maison
Le nouvel esprit du voyage

Le premier guide complet sur l'échange de maison.
En vente dès maintenant !

Echanger sa maison, le nouvel esprit du voyage Je commande

Trouvez le site d’échange de maison qui est fait pour vous

Il existe 60 sites d'échange de maison à travers le monde. Camago vous aide à trouver celui qui correspond à votre façon de voyager.

Comparez les sites !

Faites des économies !

Camago vous permet d'économiser jusqu'à 60 Euros sur vos inscriptions aux différents sites d'échange de maison partenaires.

En savoir plus...

Les conseils de Camago

Camago est le site de référence qui vous informe et vous guide pour vos premiers pas dans la pratique l’echange de maison.

Voir tous les conseils

Laisser un commentaire