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Témoignages et expériences

Anne Babkine, directrice d’EchangeVacances

Le 13 mars 2009 à 11:59

Camago : comment vous est venue l’idée de EchangeVacances ?

Anne Babkine : Mon mari et moi avons échangé pour la première fois en 2004. Nous y pensions depuis longtemps, mais n’avions jamais vraiment fait de démarche. On voulait échanger avec des Français parce que nous nous disions, en tant que Canadiens, que nous préférions commencer avec des gens dont nous nous sentions proches. Mais en juin, il est difficile de trouver des échangeurs français. Leurs vacances commencent plutôt en juillet. Le hasard a voulu que nous soyons contactés par des gens de Hawaï, pour exactement les mêmes dates. Et ça a été super. Ensuite, mon mari, Tony Dicaprio, qui est dans l’informatique, s’est dit que nous pouvions développer quelque chose lié à l’échange de maison. L’idée a suivi son chemin. Et en 2005, le site est né.

Tony Dicaprio et Anne Marie Babkine (copyright, EchangeVacances)

Tony Dicaprio et Anne Marie Babkine (copyright, EchangeVacances)

Camago : combien êtes-vous derrière ce site ?

A. B : Au départ cela ne devait être que Tony. Nous nous étions installés en France et j’avais quitté mon travail d’avocate pour faire de la traduction. Mais peu à peu cela nous a pris plus de temps à tous les deux. Nous sommes donc deux, mais ça va augmenter, puisqu’on va passer le site dans d’autres langues dans les prochaines années. Derrière le site, il y a notre société enregistrée au Québec. Nous vivons en France près d’Avignon et peut-être bientôt en Espagne, mais notre base est au Canada.

Camago : combien avez-vous d’annonces et d’inscrits ?

A. B : Nous avons à ce jour plus de 16000 membres dans 130 pays. Début 2009, après Noël, les inscriptions sont montées en flèche. Certaines périodes sont plus creuses, comme avant Noël, mais sinon la progression est constante. Je ne connais pas la proportion de membres premium. Il y a plus de 7500 francophones, Français et Canadiens. Ensuite, il y a pas mal d’Américains, d’Australiens, d’Anglais. On voit aussi pas mal de gens d’Afrique du Sud. Pour l’Espagne, c’est souvent des Anglais qui ont des maisons en Espagne. Les Argentins et les Brésiliens commencent à arriver. Vous les Français vous êtes hyper participatifs. Je ne sais pas si c’est du fait que vous avez beaucoup de vacances, ou parce que les medias en parlent beaucoup ici.

Camago : combien d’échanges se font via votre site chaque année ?

A. B : Nous ne le savons pas. Nous sommes un site d’annonces, nous ne nous mêlons pas de ce que les gens décident de faire, ou non, une fois qu’ils ont pris contacts entre eux.

Camago : quels problèmes vos abonnés peuvent-ils rencontrer ?

A. B : Je compte encore sur les doigts des deux mains les courriers de personnes mécontentes. Je dirais que le principal problème que les gens rencontrent est lié aux standards de nettoyage. Les gens trouvent une maison dans un état moins propre que celle qu’ils ont laissée. Et je dois dire que ça m’est arrivé. Notre femme de ménage continue de venir quand les gens sont chez nous. Nous avons également eu à deux reprises des gens qui pensaient avoir conclu un échange de maison et qui s’étonnaient de ne plus avoir de nouvelles de leur contact. Renseignement pris, c’était un problème de communication. L’un des échangeurs ne s’était pas engagé autant que l’autre le croyait. Ils ne s’étaient pas parlés et n’avaient pas convenu de dates.

Camago : quels sont les projets de EchangeVacances pour les semaines ou mois à venir ? Des services additionnels ?

A. B : La question du site dans d’autres langues est posée. Pour ce qui est des services additionnels, encore une fois, nous sommes un site de petites annonces. On ne se mêle pas des échanges, même si nous mettons à disposition de nos membres premium des prototypes de contrats d’échange en français et en anglais. Le reste relève de la vie privée. Nous ne nous déplaçons pas pour vérifier si une offre est crédible. On aide les gens avec nos outils, mais on ne fait pas l’échange de maison à leur place.

Camago : comment voyez-vous cette activité évoluer dans les prochaines années ?

A. B : Nous avons calculé avec mon mari qu’il y avait l’année dernière 300 000 offres d’échange dans le monde. C’est rien. Cela va monter. L’échange de maison a de beaux jours devant lui. Cela va déborder sur d’autres pays : Argentine, Brésil, Europe. Cela va faire boule de neige. Et puis c’est totalement en accord avec l’éco-tourisme. Il y a énormément de gens qui laissent leurs maisons vides pendant l’été et qui vont dans des hôtels. On va arriver à chercher des gens par cet argument. Quand on est dans la maison de quelqu’un, on recycle, on ne change pas de serviettes tous les jours, on ne crée pas de demande de construction hôtelières, on cuisine chez soi, on jette moins. Bref on consomme vraiment différemment qu’un autre touriste. Et des sites comme camago.fr vont aider à populariser la pratique !

>> Tout savoir sur EchangeVacances

 

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