Témoignages et expériences
Celhia, d’Aix-en-Provence à Manhattan
Celhia, journaliste, écrivain, présidente d’ONG, New York.
A pratiqué l’échange de maisons dès les années 80.
1) Camago : Quel est votre meilleur souvenir d’échange ?
C : Le premier. On s’est retrouvé dans une maison extraordinaire, avec piscine, dans un joli quartier de Los Angeles: San Fernando Valley, à Springfield précisément. J’avais l’impression qu’on était dans une maison de cinéma ! Dès que nous sommes arrivés, les voisins sont venus nous voir et nous ont apporté des brownies. Leurs enfants, qui avaient le même âge que les nôtres, sont venus jouer avec eux. A l’américaine ! Un ami de la famille nous a même emmené visiter les studios d’Hollywood.
2) Camago : Quel est votre pire (ou plus étrange) souvenir d’échange ?
C : L’année suivante, nous avons récidivé. Nous sommes repartis pour la Californie. Hélas, lorsque nous sommes rentrés à Aix en Provence, après l’échange, ça a été la douche froide. Nous avons retrouvé la maison dans un état lamentable. Ils ne s’étaient pas vraiment occupés de notre chat, qui du coup était parti. Le frigo était vide alors que nous leur avions rempli le leur. Et, cerise sur le gâteau, ils avaient mal garé notre voiture, ce qui fait qu’on se l’était faite voler !
3) Camago : Que diriez-vous pour convaincre ceux qui hésitent à échanger ?
C : Je dirais que ce qui est génial c’est qu’on a l’impression de vivre la vie de quelqu’un d’autre. Et puis franchement, comme la France est une destination très demandée, on peut se retrouver dans des palaces, en échange de ton appartement. Maintenant que je vis à Manhattan, c’est un peu la même chose. Je n’échange plus en ce moment mais je sais que je pourrais trouver à peu près n’importe quel logement en Europe.
4) Camago : Quel serait votre conseil pour trouver quelqu’un ?
C : Mon conseil c’est surtout de s’adresser à une agence sérieuse. Les agences que j’utilisais dans les années 80 étaient des agences de petites tailles, mais où une personne se déplaçait chez vous pour voir votre appartement, et il en était de même pour la maison que les américains souhaitaient échanger. Lors de la signature du contrat, il y avait des clauses très strictes, par exemple, l’agence prenait les empreintes de carte bleue de tous les échangeurs, ce qui fait que si l’un de nous utilisait le téléphone à outrance, ou cassait quelque chose, il y avait un remboursement. Franchement, je trouve ça très rassurant. Pour moi c’est décisif d’avoir des garanties de confiance comme celles-ci.
5) Camago : Quelle est la destination de vos rêves
C : Comme j’habite a New York, je dirais l’Italie, la Floride, l’Espagne. Il y en a plusieurs.


