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Témoignages et expériences

William Heinzer, co-gérant de Trocmaison

Le 6 mars 2009 à 12:05

William Heinzer, patron de Trocmaison, copyright TSR

William Heinzer, patron de Trocmaison, copyright TSR

Camago : comment vous est venue l’idée de Trocmaison ?
William Heinzer : Je suis journaliste télé en Suisse. Avec mes enfants, nous étions des habitués au surf (ndlr : le vrai surf, off line !). Nous allions souvent surfer sur la côte ouest française. En 2000, je leur ai proposé qu’on aille surfer ailleurs. Histoire de tester d’autres vagues. En cherchant sur le web, je suis tombé sur un petit site, qui était en fait la toute première version de Homeexchange. Je me suis inscrit et j’ai été surpris par le nombre de réponses que j’ai reçues (de Hawaï, de la côte Est américaine etc). On a finalement opté pour la Californie, au sud de Los Angeles. A la fin de notre séjour, un voisin nous a invités à une party de Poulet grillé sur la plage. Il nous a demandé comment on avait trouvé l’échange de maison. J’ai dit que j’avais eu le coup de foudre pour cette manière de voyager. Il était content. Et pour cause, c’était Ed Kushins, le fondateur de Homeexchange ! De fil en aiguille, il m’a demandé si ça m’intéresserait de m’occuper du site en Europe, et plus précisément chez les francophones. Je me suis tout de suite dit « allons-y ». Mais au début, ce n’était qu’un hobby. On a créé Trocmaison.com, qui est devenu la version française de Homeexchange.

Camago : combien êtes-vous derrière ce site ?

William Heinzer : Au début c’était Martine, ma femme qui est professeur de Yoga, qui s’en est occupée. Peu à peu, j’ai été amené moi aussi à réduire un peu mon activité de journaliste pour me consacrer plus à Trocmaison. On a créé une SARL pour professionnaliser la chose. On a créé rapidement des versions italienne, néerlandaise, allemande, espagnole, portugaise et suédoise. Nous avons fait une première réunion de tous les sites à l’été 2008. Nous étions 14. Mais attention, pas 14 temps pleins. Cela dépend de l’activité dans le pays. Certains travaillent dix heures par semaine, d’autres à temps quasiment plein.

Camago : combien avez-vous d’annonces ?

William Heinzer : Lorsqu’on a commencé, en 2000, Homeexchange avait 1300 annonces. En 2005 nous en étions à 8000 annonces et 26000 aujourd’hui… Pour vous dire, ce mois de février 2009 est notre record absolu en audience.

Camago : combien d’échanges se font via Trocmaison chaque année ?

William Heinzer : On ne sait pas exactement combien nous faisons d’échanges de maisons chaque année parce que nous ne traquons pas ce chiffre. On ne demande pas aux gens de nous dire s’ils font un échange. On sait seulement que 6 % des inscrits nous demandent le renouvellement gratuit proposé par le site. Cela veut dire qu’ils n’ont pas réussi à faire un échange la première année. La moyenne d’échanges pour un inscrit c’est deux échanges de maison par an. Encore une fois, nous ne connaissons ces chiffres que par sondage ; les gens ne sont pas obligés de nous le dire.

Camago : quels problèmes vos abonnés peuvent-ils rencontrer ?

William Heinzer : Le principal problème, c’est le partenaire d’échange qui va annuler l’échange de maison, dans ces cas-là on est très sévère, sauf en cas de force majeur. Si l’abonné n’a pas annulé pour de bonnes raisons, on l’exclut directement sans remboursement. C’est encore assez rare.

Camago : les projets de Trocmaison pour les semaines ou mois à venir ?

William Heinzer : Le frein à cette activité reste la confiance. Nous réfléchissons à des contrats d’assurance : comme un contrat multirisque échange. Sur le plan des fonctionnalités, on va améliorer la présentation de la carte. Il faut qu’elle devienne interactive. A partir de la carte, apparaîtront toutes les offres dans la région que vous souhaitez. Ce sera en ligne avant l’été (ndlr : c’est déjà en ligne sur certains sites). On va également créer une zone pour les dernières minutes. Tout cela sans frais supplémentaire pour l’abonné bien-sûr.

Camago : comment voyez-vous cette activité évoluer ?

William Heinzer : C’est en train de devenir mainstream, donc ça va continuer à progresser. Il y a des sites gratuits. Je trouve ça très bien quand ils sont bien faits, comme par exemple Switchome. C’est très bien pour tester la formule. Et comme ils ont peu d’offres, ensuite, la personne passe sur un gros site. Ensuite, je pense que les sites gratuits devront tôt ou tard passer au payant. Les sites gratuits mal faits, en revanche, portent tort à l’activité de l’échange, et la décrédibilisent, c’est dommage.
Enfin, sur le plan des habitudes, et si on se base sur ce qui se passe en Californie, qui est un peu le laboratoire pour nous tous, le système d’échange pour le week-end va terriblement se développer. Il y a énormément d’échanges de maison entre San Francisco et Los Angeles. J’ai même vu des gens habitant au sud de Los Angeles échanger avec des gens habitant au nord de Los Angeles !

>> Tout savoir sur Trocmaison

 

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Les commentaires récents : 1 réaction

 

Sandrine Globehomelidays,  le dimanche 3 mai 2009 à 21:39  #  

Bonjour,

Je suis d’accord avec William Heinzer en ce qui concerne les sites gratuits et je trouve pour ma part que le fait de payer pour s’incrire installe une meilleure confiance puisque cela fait partie d’une même démarche de qualité entre les membres.
Je serai peut-être une future interviewée… A très bientôt,
Sandrine de Globehomelidays, l’échange de maison pour tous.

 
 

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