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Témoignages et expériences

Mon double à Berkeley

Le 13 février 2009 à 03:21

Mireille, 60 ans, journaliste, Paris.
Échange sa maison depuis cinq ans. Elle a effectué trois échanges de maison.

1) Camago : Quel est votre meilleur souvenir d’échange de logement ?

M : C’est mon dernier échange de logement, à San Francisco, et plus précisément, à Berkeley. Je suis tombée sur des gens supers. L’homme était musicien. Il nous avait tout laissé, ses instruments, ses disques etc. C’était toute sa vie. Il faisait preuve d’une confiance incroyable. Bon, il nous a aussi laissé le chat… On a eu très peur au début mais finalement c’était bien. Nous avons passé la première soirée ensemble parce qu’ils partaient le lendemain matin. Ils nous ont laissé leur chambre.
J’ai été très touchée par ça. En plus, la maison était sympa ; elle était bio. Pour moi, c’est pénétrer dans la vie de quelqu’un qui est bien. Pendant trois semaines j’étais bio ! On avait envie d’être pote avec eux. Un échange de maison, mais plus que ça.

2) Camago : Quel est votre pire (ou plus étrange) souvenir d’échange ?

M : On échangeait avec un couple âgé de Montréal. Tout était bizarre dans cet échange. Je n’avais pas fait attention aux images, leur appartement était décoré de manière assez chargée. Un peu comme au Koweit, avec des murs entiers de miroirs, des chaises dorées… Et le lit avec des tonnes de coussins. Du coup, mon appartement atelier loft ne leur a pas convenu non plus. On s’est vu à Paris. J’ai vu que ça ne leur plaisait pas. “Ah oui c’est comme ça”, disaient-ils en visitant, d’un air déçu.
A Montréal, c’est leur frère qui est venu nous chercher. On était arrivé à l’appartement à 4H00 du matin. J’étais déphasée à cause du décalage horaire. J’ai oublié que la dame m’avait donné le code de l’alarme de l’appartement… A quatre heures du matin, l’alarme se déclenche. On a dû les appeler à Paris pour qu’ils nous redonnent le code. La femme me disait qu’elle me l’avait donné, moi je lui soutenais le contraire. C’était elle qui avait raison. Mais ça ne s’est pas arrêté là. Un jour mon fils m’appelle pour me dire qu’il y a une catastrophe chez moi. En fait, les québécois étaient envahis par des souris… J’ai envoyé un mail en leur disant qu’une amie allait envoyer un chat. Ils n’ont jamais répondu à ce mail. A la fin des vacances, on s’est croisés à Montréal. L’ambiance était très froide. L’homme a sorti toutes les notes des produits anti souris qu’ils avaient dû acheter. Je les lui ai payées. Ça c’est quand même bien terminé entre nous. En définitive, ils étaient globalement contents de leur séjour. Ouf !

3) Camago : Que diriez-vous pour convaincre ceux qui hésitent à échanger ?

M : Je dirais ça que l’échange de logement, ça change tout. On vit la vie des habitants et pas une vie de touriste. C’est-à-dire faire les courses au supermarché du coin puis rentrer… chez soi ! Discuter avec les voisins. Se mettre dans les pantoufles de quelqu’un et avoir sa vie pour un moment. Les gens de Berkeley c’était presque nous. Pendant quinze jours, j’ai vécu bio. Tu te prends pour quelqu’un d’autre. Le mec était fou de jazz. Tous les soirs on écoutait un disque de jazz , alors qu’à Paris, je n’écoutais jamais de jazz. Et le potager et le chat…. Ce qu’il faut dire aussi, c’est que cette sensation d’être à la place d’un autre, elle est aussi très forte pour les enfants. Mon gamin se projetait dans la vie de l’autre gamin.

4) Camago : Quel serait votre conseil pour trouver quelqu’un ?

M : Moi je ne sais pas très bien décoder les annonces. La première expérience, en Floride, j’avais regardé un peu rapidement. Je croyais que c’était une maison magnifique, et en fait c’était horrible. Je ne m’en étais pas rendu compte. On s’était focalisés sur les dates plus que sur le lieu. J’avais une image de la Floride, où il n’y avait que des gens riches. On était en fait dans un quartier pas loin de Tampa, à la limite du ghetto. Mon conseil est donc de bien regarder où on va ! Il faut avoir une carte, s’y repérer, chercher sur Google maps, en savoir plus sur le quartier. T’es un peu seul quand tu échanges.

5) Camago : Quelle est la destination de vos rêves

M : Mexique ou Argentine, mais il y a peu d’annonces sur les sites.

 

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Les commentaires récents : 1 réaction

 

Janus,  le vendredi 3 avril 2009 à 10:29  #  

Ouais moi aussi, je rêve de l’ARgentine, mais je crois qu’il y a peu d’argentins ,qui échangent. Oh là là ça mùe fait rêver, un bar, le tango et d’aller voir un match à la bonbonera le stade mythique de Boca Juniors. Là où Diego est devenu Diego ! (Maradona pour les incultes…) (mooning)

 
 

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